Les grottes sont des lieux propices à l’hibernation des chauves-souris.

En effet, elles bénéficient d’une température constante et basse (10°), d’une humidité importante (+/-80% d’eau dans l’air) et, à l’état naturel, d’un calme absolu.

Pour garantir ce dernier point, l’asbl Les découvertes de Comblain a mis en place toute une série d’action pour assurer une gestion écologique du site.

Grâce à cette politique, de plus en plus de chauves-souris viennent s’abriter dans la Grotte (10 espèces pour un total de + de 100 individus – Photo : Rhinolophus hipposideros). Le 20 octobre 2001, la site a même obtenu le classement en Cavité souterraine d’intérêt scientifique (CSIS).

Les chauves-souris ne sont pas les seuls animaux à hiberner dans la Grotte.

Certains papillons de nuit (photo : Scoliopteryx libatrix) y prennent leur quartier dès la fin de l’été.

Leur venue va faire la joie de certains autres habitants du lieu qui voient dans leur arrivée une source providentielle de nourriture.

L’hiver n’est pas le seule saison propice à la venue d’animaux dans la Grotte.

L’été ramène également son lot d’insectes.

Nombreuses sont les phryganes (Photo : Stenophylax)  à venu y prendre le frais lors des périodes les plus chaudes de l’année.

Certaines araignées peuvent également opter pour une vie sous terre (Photo : Mété Menardi).

Elles tissent leurs toiles parallèlement aux parois.

Celles-ci leur permettent de capturer les papillons et phryganes de passage.

Sur le plafond, on peut observer des petites boules blanches, leurs cocon.

L’eau présente dans les grottes abrite aussi de nombreuses espèces vivantes.

La plus fréquemment observée est le niphargus (Photo : Microniphargus Leruthi).

Cette sorte de petite crevette est totalement adaptée à la vie souterraine.

Elle est dépourvue d’yeux et complètement dépigmentée.

Leur métabolisme très lent leur permet de longue période de jeûne.

Cette adaptation leur octroie une durée de vie largement supérieure à celle des gammares, crevettes de rivière (6 à 8 ans au lieu de 2 ans).

Au total, les scientifiques ont dénombré plus de 80 espèces d’invertébrés (Vidéo : Collemboles).

La possibilité d’en découvrir de nouvelles ne sont pas exclue.